Mode : rapport des gens avec la tendance actuelle de la mode

27 %. C’est la hausse fulgurante des recherches en ligne liées à l’authenticité dans la mode depuis le début de 2024. Pourtant, les rayons débordent de nouveautés. Mais ce flot n’aveugle plus les consommateurs : ils cherchent la durabilité, l’histoire, l’inspiration glanée dans des communautés parfois minuscules, nées et nourries sur les réseaux sociaux.

La génération Z ne se contente plus d’observer : elle imprime sa marque. Son influence redessine les collections, bouscule les codes et force les acteurs du secteur à revoir leur copie. Les tendances défilent à une vitesse folle, portées par le e-commerce et l’effet viral des plateformes comme TikTok, où un simple look peut s’imposer partout en quelques jours.

Quelles sont les tendances mode qui marqueront 2025 ?

En ce moment, l’industrie de la mode ne tourne plus à l’ancienne. Les réseaux sociaux TikTok, Instagram, Pinterest commandent le rythme, diffusant instantanément les styles des défilés ou les trouvailles des influenceurs. Les célébrités, de Billie Eilish à Zendaya, ne se contentent plus d’être suivies : elles fixent le cap, osent, et modèlent la norme. La frontière entre la rue et la haute couture se brouille, chaque camp puisant sans complexe chez l’autre.

Trois mouvements majeurs s’imposent dans le paysage pour 2025 :

  • Le phénomène des dupes s’ancre dans les habitudes : la génération Z s’enthousiasme pour des alternatives accessibles aux pièces de luxe, sans tomber dans la contrefaçon, avec une inventivité qui bouscule les codes.
  • Les it bags continuent d’incarner le statut social, tandis que la seconde main s’affiche fièrement sur Vinted ou Instagram, érigée en symbole d’intelligence et de goût.
  • Le grand mélange des genres s’installe. Les tendances automne-hiver 2025 revisitent à la fois les années 90, la culture Y2K et même les archives : la robe fraise de Lirika Matoshi n’est pas sans rappeler l’audace de Madonna ou l’élégance d’Audrey Hepburn.

La fast fashion tente de tenir le rythme effréné imposé par les tendances qui explosent en ligne. Mais, face à cette course, une demande grandit : celle de transparence, de durabilité. Diversité et inclusion s’imposent dans les campagnes. Les influenceurs remplacent les mannequins classiques, la vidéo devient la nouvelle vitrine mondiale. Désormais, chaque collection doit pouvoir séduire instantanément à travers un écran, partout.

La génération Z, moteur d’un nouveau rapport à la mode

Natifs d’Instagram, de TikTok, enfants d’une fast fashion accessible en un clic, les jeunes de la génération Z renversent la table. Ils ne veulent plus de discours figés : ils attendent transparence, engagement, social, écologique, et une authenticité tangible. Les marques qui réussissent ne sont plus celles qui dictent, mais celles qui écoutent, expliquent, s’adaptent. Jacquemus, Balmain, ou de nouveaux venus misent sur la proximité, l’incarnation, des ambassadeurs qui parlent le même langage que leurs communautés.

Pour cette génération, la mode rime avec identité. On dégote la perle rare sur Vinted, on s’inspire sur Pinterest, on cherche l’approbation dans les commentaires. Les influenceurs ne sont plus des figures inaccessibles : ils viennent du même cercle, parfois du même quartier. Les collaborations avec les créateurs de contenus se multiplient : la frontière entre client et porte-parole s’efface peu à peu.

Voici comment se traduisent ces nouveaux codes :

  • Attentes : diversité, inclusion, durabilité au centre du jeu.
  • Comportements : achats réfléchis, préférence pour la seconde main, refus des fausses promesses “vertes”.
  • Usages : créativité, affirmation personnelle, quête de sens.

Les marques réagissent, s’associent à des créateurs virtuels, multiplient les collections capsules pensées pour une clientèle agile, exigeante, ultra-connectée. La mode se vit désormais comme un dialogue permanent : la confiance n’est plus donnée d’avance, elle se mérite, sous le regard d’une jeunesse informée et exigeante.

Vers une mode plus authentique et confortable : évolution des attentes et des styles

Le confort prend le pas sur la posture. Les silhouettes rigides s’effacent devant le street style, les matières douces et les coupes amples. Les baskets quittent le vestiaire sportif pour s’imposer partout. La génération Z, mais aussi bien au-delà, réclame des vêtements qui accompagnent la vraie vie, loin des podiums figés. Patagonia ou Stella McCartney affichent leur engagement, H&M accélère pour suivre la cadence numérique.

Le besoin d’authenticité se fait entendre. Les clients ne se contentent plus de discours marketés. Ils attendent de la transparence, une vraie diversité, une inclusion vécue. Les campagnes montrent désormais toutes les générations, toutes les morphologies. Greta Eagan, Aja Barber, deux figures de la mode durable, donnent le la : mieux vaut acheter moins, mais mieux.

Trois axes clés émergent :

  • La mode éthique s’inscrit dans la préoccupation écologique et sociale.
  • La seconde main et les dupes deviennent incontournables, portés par l’agilité des plateformes et le souci de singularité.
  • La responsabilité sociale des entreprises n’est plus un supplément : elle s’impose comme un pilier du discours de marque.

Les réseaux sociaux, TikTok en chef d’orchestre, imposent leur rythme. Les tendances naissent en vidéo, circulent sur Pinterest, explosent sur Instagram. Les consommateurs attendent que les marques dialoguent, prennent parti, et cessent d’imposer un modèle unique. Le style devient un échange permanent, nourri par la communauté et les créateurs, loin des vieilles hiérarchies de l’industrie.

Homme souriant buvant un café dans un café cosy

Internet et e-commerce : comment les plateformes redéfinissent la consommation de mode

Les réseaux sociaux ont pris le pouvoir. TikTok, Instagram, Pinterest forment un trio incontournable : le street style devient viral en quelques heures, propulsé par une avalanche de vidéos, de hashtags, et d’algorithmes qui flairent la tendance avant même les défilés. La génération Z ne s’arrête plus devant les vitrines : elle scrolle, like, commente. Les influenceurs, devenus plus influents que certaines égéries historiques, orchestrent le marché de la mode.

Le shopping se fait sur mobile, en direct, sans frontière. Shein, Vinted, Temu, Aliexpress : chacun bouleverse à sa manière le secteur. La fast fashion accélère à l’extrême, la seconde main prend de l’ampleur, les dupes remettent en jeu l’exclusivité du luxe. Les grandes maisons, Louis Vuitton, Chanel, Gucci, renforcent leur présence numérique : IA pour affiner les recommandations, essayage virtuel, blockchain pour authentifier l’achat. Le secteur s’adapte à tous les outils.

Voici ce que ces bouleversements impliquent :

  • La technologie révolutionne l’achat : tout devient immédiat, personnalisé, fluide.
  • Le marché mondial du e-commerce mode explose, porté par la Chine, l’Inde, l’Europe, l’Asie-Pacifique.
  • La fast fashion domine encore, mais la prise de conscience écologique s’accentue.

La consommation de mode change de visage. Les barrières tombent : on passe de la boutique au digital, du linéaire à l’instantané. L’industrie mode accélère, innove, sous la pression des plateformes et la force de la vidéo. Impossible de ralentir : la mode se réinvente à chaque scroll, à chaque partage, à chaque regard tourné vers l’écran.

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